Lisbonne en bleu et jaune

lundi 16 mars 2015



Bleu comme les azulejos, jaune comme le tram
Bleu comme le Tage, jaune comme les pasteis de nata
Bleu comme le ciel, jaune comme le soleil
...
Bon j'avoue c'est un peu facile



J'ajouterais bleu comme le blues que j'ai ressenti lors de mes deux visites à Libonne. La mélancolie, la saudade, appelez ça comme vous voulez. Une sorte d'apathie et de résignation qui émane des gens et de la ville. Un ressenti qui est toujours associé au Portugal mais que j'ai observé dans d'autres villes du Sud, la crise n'y étant sûrement pas pour rien.


Mais cette douce mélancolie ne m'a pas empêchée d'apprécier la beauté de Lisbonne, ses façades colorées (qui ne se limitent pas au jaune et bleu), ses rues qui montent et qui descendent, ses pavés irréguliers qui attaquent les chaussures, ses miradors avec vue sur le Tage, ses pâtisseries à tous les coins de rues (et leur armada de petits vieux à la dent sucrée) et ses restaurants sans chichi qui servent du poisson grillé.


Pour ce long week-end, nous avions loué un appart très cosy, il y a plein d'options très chouettes sur Airbnb, ça permet d'éviter l'hôtel kitschou ou la pensao peu stylée avec crucifix et éclairage néon qui peuvent peser sur le moral.


L'offre de restaurants, comme dans toutes les villes touristiques, comprend son lot d'adresses bof. Mieux vaut checker leurs notes sur TripAdvisor pour éviter les mauvaises surprises. Dans le centre, je recommande le Café Buenos Aires, qui en plus des steaks argentins, sert de délicieuses salades sucrées-salées et un gâteau au chocolat et dulce de leche à tomber. À Chiado, le Cantinho Lusitano est un restau de poche où les plats sont servis en petites portions, ce qui permet de goûter à différentes spécialités. L'accueil est très sympathique et la réservation indispensable.


Pour les pasteis de nata, la Confeitaria Nacional est une valeur sûre, sans la queue de la fameuse pâtisserie de Belem qui est dans tous les guides. Et pour boire une bière fraîche avec vue sur toute la ville, le mirador de Graça est parfait.

Savonnettes yummy et droit à la paresse

dimanche 18 janvier 2015


C'est au prix d'un effort considérable que je tape ces mots. Il m'a fallu faire des photos, leur donner un petit coup de Photoshop, les importer et maintenant écrire, tenter d'avoir quelque chose à dire. Ah mon dieu je ne vais pas y arriver, quel effort, quelle FLEMME ! Alors oui je sais ça ne va pas du tout dans le sens des discours de début d'année, de toutes ces bonnes résolutions que l'on note sur un bout de papier, mais il faut qu'on m'explique : comment font les gens pour avoir de l'énergie en janvier ? (et en février ?) Ca me laisse pantoise ! Moi je rentre du travail épuisée, totalement vidée. Souvent, je n'ai même pas l'énergie de rejoindre mes amis dans un bar ou d'aller au ciné, et ce n'est pas parce que je travaille trop je vous assure, juste parce que c'est L'HIVER. Et en hiver, je fais comme les hérissons, J'HIBERNE. Voilà.

Et cette saison, ma bonne résolution c'est d'arrêter de me flageller, de me forcer ou de culpabiliser et d'accepter de me poser dans mon canap et de glander sous mon plaid mouton parce que c'est la saison. Alors je reprendrai le yoga et le footing en mars, mes projets de bricolage attendront un peu, que la sève vivifiante du printemps irrigue de nouveau mes veines.

Bon j'ai tout de même réussi à me bouger jusqu'à la cuisine ces dernières semaines pour m'amuser avec la box de création de savons d'AromaZone, que j'ai reçu pour Noël, parce que ça ne demandait pas beaucoup plus d'efforts que de faire chauffer des bases savonnantes au bain-marie, d'y ajouter des huiles essentielles et des colorants et de les couler dans des moules en silicone.

Le résultat me fait visuellement penser à des friandises et s'avère très parfumé et agréable, aussi bien pour se laver les mains que sous la douche. Une seule interrogation toutefois, pourquoi de petits cristaux apparaissent-ils à la surface des savons lorsqu'ils ne sont pas utilisés ? S'il y a un chimiste dans la salle, j'attends ses lumières.

Quelques observations si vous voulez vous essayer aux savons melt and pour :

- Il faut mettre un paquet d'huile essentielle pour que le savon soit parfumé, comptez 1 g d'huile essentielle pour 25 g de savon, ce qui fait 40 gouttes.

- Les huiles essentielles d'agrumes, comme orange sanguine ou citron, fonctionnent très bien, ainsi que les senteurs fortes comme la menthe.

- Les fragrances d'Aroma-Zone sont également parfaites pour ce genre de projet, j'aime particulièrement Moorea, qui sent la fleur de frangipannier, et Douceur d'Orient, à l'ambre et à la fleur d'oranger.

- Vous pouvez mettre un peu ce que vous voulez dans vos savons, puisque la glycérine fait office de conservateur. J'ai pour ma part fait des savonnettes aux zestes d'orange, aux zestes de citron et à la poudre de noyaux d'olive pour un effet exfoliant.

- Une goutte d'huile de buruti rendra votre savon orange. Certaines huiles essentielles comme celles d'agrumes apportent une nuance jaune aux savons transparents. Si vous voulez les garder translucides, je vous conseille d'utiliser plutôt une fragrance.


Bon voilà il est 17h et il fait nuit, vous m'excuserez mais mon mouton m'attend (et la nouvelle saison de Girls) (et de Broadchurch), je vous souhaite un bon début d'année. Reposez-vous !

DIY - Étui d'iPhone en cuir

mardi 18 novembre 2014


Voilà, enfin je l'ai finie cette petite pochette commencée… cet été ! À force de procrastiner entre chaque étape, Apple a eu le temps de sortir un nouvel iPhone et j'ai dû me mettre un coup de pression pour vous la montrer avant que mon iPhone 4 soit définitivement ringue. Comment ça il l'est déjà ? Mais c'est un 4S ! Bon de toute manière peu importe, car les dimensions de cette housse peuvent être adaptées à n'importe quel téléphone, même à un vieux Nokia si ça vous chante.

Malgré ce que cette introduction peut laisser penser, cet étui est super facile à réaliser, et ne nécessite qu'un petit bout de cuir. J'ai utilisé pour ma part un morceau de croute de cuir récupéré sur un sac HS (le même que celui qui m'avait servi pour faire ce porte-carte). Pour les Parisiennes, on trouve à l'espace cordonnerie du rez-de-chaussée du BHV des coupons de cuir de différentes couleurs pour quelques euros.

Allez le mode d'emploi.

Pour faire cet étui, il vous faut :

- un morceau de cuir
- de la peinture dorée (j'ai utilisé de la peinture textile mais avec de l'acrylique ça marche aussi)
- du fil à broder
- une perforeuse à cuir (5 € au rez-de-chaussée du BHV, une vraie mine ce rez-de-chaussée, oubliez le 2e étage "loisirs créatifs", c'est en bas que ça se passe !)

1- Mesurez votre téléphone et réalisez votre patron. Pour ce faire, il vous faudra multiplier sa longueur par deux et y ajouter 1,5 cm, et ajouter deux fois la taille de son épaisseur à celle de sa largeur. Ce qui pour un iPhone 4S mesurant 11,5 cm x 6 cm et ayant 1 cm d'épaisseur (j'arrondis) nous fait 24,5 cm x 8 cm. Découpez un rectangle de cette taille sur une feuille de papier, dessinez puis découpez une encoche sur une des deux largeurs. Tracez le contour de votre patron sur le morceau de cuir et découpez.

2- Les motifs maintenant. Découpez un rectangle de carton de la largeur de votre étui. Dessinez-y des triangles, évidez-les à l'aide d'un x-acto. Utilisez-le comme pochoir pour décorer le cuir avec la peinture dorée. Commencez par le milieu du rectangle en cuir et décalez votre pochoir à chaque rang pour obtenir l'effet en quinconce.

3- Une fois votre peinture sèche, retournez votre rectangle de cuir. Avec une règle, tracez un trait horizontal au stylo à 5 mm du bord de chaque longueur. Tracez un point tous les 5 mm sur ce trait en partant du haut de l'étui.

4- Utilisez les repères pour trouer votre morceau de cuir avec la pince à perforer, en utilisant la pointe la plus petite.

5- Avec votre fil à broder, cousez les bords de votre étui. Commencez en haut de la housse, en passant l'aiguille de l'intérieur vers l'extérieur et en laissant un morceau de fil à l'intérieur. Joignez les trous en descendant puis faites la même chose en remontant. Nouez l'extrémité attachée à votre aiguille à celle que vous avez laissée en haut, à l'intérieur. Reproduisez l'opération sur l'autre longueur.

6- L'heure de la révélation a sonné : ça rentre ou ça rentre pas ? Si vous avez bien fait vos calculs tout se passera bien, sinon utilisez-le comme porte-carte ;)

Ah et j'allais oublier, rendons à César ce qui lui appartient, cette housse a été inspirée par celle-ci, une adorable petite chose jaune croisée sur Pinterest il y a quelque temps, mais qui apparemment n'est plus en vente. Ce qui fait que vous n'avez plus le choix, si vous voulez la même il va falloir se mettre au boulot.

C'est tout pour aujourd'hui.
À très bientôt !

Istanbul : Balat, the place to be !

mercredi 15 octobre 2014


Parfois, les villes sont comme les gens, il faut leur donner une seconde chance ! La première fois que je suis allée à Istanbul, j'avais été un peu déçue, je ne m'attendais pas à tant de monde/voitures/modernité. La deuxième fois fut la bonne, j'y suis allée sans attentes, et j'ai beaucoup aimé. C'est une ville aux mille visages. Riche ou pauvre, tradi ou moderne, bobo ou bling, foulard ou cheveux platine, d'un quartier à l'autre, on passe dans des mondes complètement différents.

Parmi les quartiers visités, j'ai beaucoup aimé Cihangir pour ses jolies rues et ses cafés, Ortaköy pour ses restaurants au bord de l'eau (comme le House Café), Kadiköy pour ses boutiques d'antiquaires (rue Tellalzade) et Balat pour son authenticité.



Balat (avec Fener qui le jouxte) est l'ancien quartier juif, grec et arménien d'Istanbul. Il se trouve sur la rive ouest de la Corne d'Or, à 30 minutes à pied d'Eminonü. C'est un quartier modeste qui commence à se transformer avec l'arrivée d'artistes qui achètent et retapent ses vieilles maisons colorées. J'y ai débarqué un peu par hasard, en louant une chambre dans cette maison sur Airbnb.



Passée l'appréhension du début (bienvenue dans un monde inconnu), j'ai adoré ce quartier calme, quasi sans voitures (un miracle à Istanbul), où les enfants courent dans les rues, les femmes font leurs courses depuis leur fenêtre avec un panier accroché à une corde et où les commerces typiques alternent avec des cafés cosy.


Je vous conseille donc vivement d'aller y faire un tour si vous visitez Istanbul, pour une journée ou pour y dormir, les sites touristiques de Sultanhamet n'étant qu'à 15 minutes en bus ou 30 minutes à pied. Munissez-vous d'un bon plan, les rues sont tortueuses et nombreuses !





Une journée à Balat et Fener :

Commencez par avaler un café turc dans le café Afilli Cezve (près de l'arrêt de bus Balat) puis explorez les ruelles environnantes avant de grimper faire le tour du lycée grec, un immense bâtiment en brique qui surplombe le quartier. Si vous vous sentez d'humeur culturelle, vous pouvez faire un détour par le quartier voisin de Fatih (très traditionnel et religieux) pour admirer les mosaïques byzantines de l'église Saint-Sauveur-in-Chora.



Ensuite retour à Balat, rue Vodina, pour déguster des mantis (raviolis) au Vodina Café, un joli restaurant qui fait travailler les femmes du quartier. Dans la même rue, au numéro 10, vous pourrez acheter savons naturels, gants en crin et serviettes de hammam. Puis direction le vieil hammam du coin, le Cavus hamami (pour les femmes uniquement, un bâtiment voisin s'occupe des hommes). Vous n'aurez pas besoin d'utiliser votre nouvelle serviette, tout est fourni ! Pas de touristes ici, plutôt les femmes du quartier, et la totale gommage-soap massage-shampoing pour 50 lira (15 euros). Une expérience !



Après une bonne heure à vous faire récurer sous toutes les coutures, requinquez-vous avec un excellent döner chez My Dönerim, rue Ayhan, ou un délicieux börek dans la boulangerie à l'angle des rues Cimen et Vodina. Enfin allez où vous voulez en fait : les commerces de bouche sont nombreux à Balat, et tout ce que nous avons goûté était délicieux et probablement aux prix les plus bas d'Istanbul. Pour conclure la journée, siroter un thé dans les fauteuils en velours du Local Café Fener (rue Vodina) est une possibilité…



Extra tips pour Istanbul :

Pour tous les transports en commun, la carte Akbil est bien pratique. Elle s'achète dans les tabacs pour 7 lires (2 euros et quelque) et se recharge dans ces mêmes boutiques ou aux machines placées à l'entrée des terminaux de ferries. Elle permet de voyager moins cher dans tous les transports publics (bus, ferries et trams).

Enfin, pour éviter de vous faire arnaquer par les conducteurs de taxis (je parle d'expérience…), téléchargez l'application BiTaksi qui permet de trouver un taxi rapidement grâce à la localisation GPS et de payer toujours le juste prix.
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