Stockholm pas cher

mercredi 20 août 2014


Stockholm a la réputation d'être une ville chère et on va pas se mentir, elle l'est ! 10 euros le verre de vin, oui c'est la moyenne. Mais il est bien rempli et vaut facile les deux verres à 5 euros des quartiers touristiques de Paris. Car à Stockholm – contrairement à beaucoup d'endroits touristiques en France – on paye le prix fort mais en échange on a des prestations de qualité ! Dans l'hôtel, les restos et cafés que j'ai testé lors des trois jours que j’y ai passé en juillet, tout était beau et bon, avec un service décontracté mais aux petits soins.

Donc oui c’est cher mais oui c’est bien, et en plus c’est pas trop cher si on fait un peu attention ! Voici quelques trucs que j'ai pu expérimenter lors de mon séjour.



Il existe plusieurs hostels à Stockholm dont un sur un bateau et un dans une ancienne prison mais si l'idée de partager votre chambre avec un ronfleur inconnu vous rebute, je vous conseille grandement les hôtels de la chaîne Scandic. Il y en a dans toute la ville et ils font tout au long de l’année des promos très intéressantes à dénicher sur leur site (pas sur Booking).

Grâce à une de ces offres, notre chambre nous a coûté un peu moins de 90 euros la nuit. Pour le prix d’une double sans intérêt à Paris, on a profité de prestations de luxe : un petit-déjeuner pantagruélique (un buffet chaud, un buffet charcut-fromage, un buffet pain et viennoiserie, un buffet céréales avec du lait sans lactose… je pourrais en parler pendant des heures), l'accès libre à une salle de sport et à un sauna et un grand lit avec chacun sa couette (la base).

Il y a des hôtels Scandic dans toute la ville, mais je vous conseille d’en choisir un à Sodermalm, le « Brooklyn » de Stockholm, le quartier qui m'a le plus plu. Il y en a un par exemple pas loin de la place Nytorget, un endroit vivant avec beaucoup de bars et restos. Nous étions au Scandic de Normalm et ce n'était pas idéal car ce quartier est excentré et pas très intéressant.


Si vous profitez du breakast du Scandic (OK après j’arrête avec cet hôtel) vous êtes tranquille jusqu’au goûter, un petit kannelbullar et ça repart ! Sinon, pour le lunch, les propositions des restos sont raisonnables avec des plats et salades autour de 10 euros. On trouve aussi à tous les coins de rue des kiosques vendant des hot dogs avec moutarde sucrée pour 2-3 euros, les fans des hot dogs d'Ikéa seront ravis.

Le soir, les prix montent, avec des plats qui commencent facilement à 15-20 euros. L’alcool surtout atteint des sommes indécentes et pour une Française, payer 15 euros un verre de bordeaux non non non ce n'est pas possible ! Mais en restant raisonnable sur l’alcool et le nombre de plats (prenez des boulettes, ça cale), on s’en sort pas trop mal. Et l'été, on peut facilement prévoir un pique-nique dans un parc avec saumon gravlax, pain suédois et bière a 3,5° (les alcools plus forts ne sont vendus que dans les magasins du gouvernement qui ferment tôt) et bien manger pour une dizaine d’euros.


Les meubles et objets design représentant un certain budget, quand on a un portefeuille peu garni on se contente de les admirer en vitrine. Il y a quand même quelques options moins coûteuses pour des petits objets déco comme H&M Home, les magasins iris hantverk pour de jolies choses en bois et matières naturelles et les Granit pour de la déco plus "urbaine", ambiance verre-bois-métal.

Pour les vêtements, il est plus facile de faire des affaires car outre les H&M, Monki & co à tous les coins de rue, on trouve un Emmaüs à Stockholm. Il comprend deux boutiques côte à côte, une très grande et une plus petite plus orientée vintage. Pour vous donner un ordre de prix, j’y ai acheté une jupe à 3 euros et une robe a 8.


Stadtmission est un autre charity shop situé près de la place Nytorget, au cœur du quartier bobo. J'y ai vu des clogs en bon état à 320 couronnes, ce qui est beaucoup moins que celles de la boutique Swedish Hasbeens à côté. (Mais si vous voulez des clogs pas chers, je vous conseille les "seconds" du site Lotta from Stockholm).


Stockholm est une ville étendue et tout faire en marchant peut vite s'avérer fatiguant. La plupart des hôtels proposent des vélos gratuitement mais attention, ça grimpe. Le métro est cher, donc dès que vous faites plus d'un trajet, il est intéressant de prendre une carte à charger selon le nombre de voyages. Apparemment, l'acheter et la recharger chez un marchand de journaux est moins cher qu'au guichet du métro, allez savoir pourquoi.

Pour les ferries desservant les îles, logiquement plus c'est loin plus c'est cher. La petite île de Fjäderholmarna est accessible en une petite heure pour une douzaine d’euros. Elle est évidemment très fréquentée en été et donne sur le lac et pas sur la mer (du coup l'eau est vaseuse) mais reste une bonne option pour expérimenter le farniente made in Sweden.


Un grand oui comme dirait André Manoukian ! Stockholm est une ville où il fait bon vivre. Calme, spacieuse, verte, jeune, elle m'a évoqué une sorte de Berlin chic. J'ai particulièrement aimé le quartier de Sodermalm, où l'on trouve entre autres le musée Fotografiska (qui présente la très belle expo de Saldago), le restau vegétarien Hermans avec jardin et hamac, la place Nytorget où les enfants barbotent dans la fontaine et les jardins ouvriers de Tanto, un endroit luxuriant parsemé de chalets colorés, où la notion de capitale semble vraiment très très lointaine.

Que rapporter de Grèce ?

lundi 4 août 2014

Comme j'aime bien savoir ce qu'on peut rapporter d'un pays avant d'y aller, je me suis dit que ça pouvait peut être intéresser d'autres personnes. Voici donc quelques idées d'objets et produits que l'on trouve facilement en Grèce* et qui font - à mon humble avis - d'honorables souvenirs.


Bon alors d'abord que les choses soient claires, la Grèce est LA destination pour s'acheter des sandales. On trouve des modèles en cuir corrects à partir de 20 euros dans les échoppes de souvenirs mais pour des choses un peu plus durables il faut faire un tour dans les magasins de chaussures où j'ai vu beaucoup de jolies paires à partir de 40 euros en soldes (dont une qui m'a échappée pour cause de fermeture-siesta arf).

Les sacs en cuir sont nombreux, pas toujours réussis mais j'ai repéré des petites besaces en cuir rigide sympathiques, à partir de 40 euros.

Beaucoup de produits artisanaux à petits prix semblent venir de Turquie (je suppute), comme la céramique et les nazar boncuk (merci Wikipédia), ces yeux en verre-talismans que l'on voit partout (que j'adore d'ailleurs).

Les ustensiles de cuisine et planches à découper en bois d'olivier sont étiquetés made in Greece (à partir de 15 euros) et font des cadeaux sympas. Pour ceux qui aiment les pompons et avoir les pieds au chaud on rapportera une paire de chaussons en laine (à partir de 10 euros).

Côté spécialités qui se mangent, vous avez le choix entre le miel de thym, les olives (souvent vendues sous-vide, prêtes à prendre l'avion avec vous), l'huile d'olive, l'ouzo, les herbes séchées… Pour l'huile d'olive, si vous voyagez seulement avec un bagage en cabine, vous trouverez un large choix à l'aéroport, dont la fameuse huile de Kalamata, à partir de 6-7 euros les 500 ml.

Voilà ce que j'ai repéré au milieu des magnets-ruines antiques, des tableaux reproductions de couchers de soleil à Santorin, des horloges à cariatides… Car évidemment en Grèce comme dans toute contrée hautement touristique, les kitscheries et objets improbables ne manquent pas !

* J'ai croisé ces objets sur les îles du Dodécanèse mais j'imagine qu'on les retrouve un peu partout ailleurs dans le pays.

Dodécanèse, les autres îles grecques

mercredi 30 juillet 2014


Quand on décide de partir dans les îles grecques, plusieurs choix s'imposent. Celui du groupe d'île d'abord: Cyclades, Sporades, Ioniennes… Puis celui des îles à visiter dans le groupe d'îles. Pas facile. Ne voulant pas faire comme tout le monde (Cyclades) et par flemme (vol direct), nous avons opté pour le Dodécanèse, un archipel près des côtes turques.

En 10 jours nous avons visité cinq îles : Rhodes, Karpathos, Symi, Nisyros et Kos. Il y avait du bon et du moins bon. Je ne m'attarderais pas sur Kos, si vous n'avez pas 16 ans et envie de vacances en mode plage-biture, vous pourrez vous en passer. Comme je n'avais pas trouvé beaucoup d'infos sur l'Internet avant de partir (d'où le passage à Kos), je vous fais un mini topo île par île.

Photos prises à Rhodes et Gialos (oui j'ai décidé de les classer par couleur)

Rhodes. Je dois être un peu naïve, je ne savais pas avant d'y aller que Rhodes était une destination phare des clubs de vacances (et pas les plus chics). Toute la côte est bétonnée et couverte d'hôtels improbables, la vieille ville (qui s'appelle Rhodes aussi) est superbe mais transformée en bazar à touristes et envahie par des hordes de cruséristes tous les matins… À découvrir en fin de journée (ou hors saison) pour l'apprécier car le mix médiéval-ottoman est vraiment beau.

À faire : Une visite sur l'acropole de Lindos (à 1h de Rhodes-la ville) qui offre une vue superbe sur la mer turquoise. À Rhodes, dîner dans la cour du Marco Polo mansion, une ancienne maison ottomane transformée en restaurant.

Notre hôtel : Anastasia, une grande maison fraîche et un aubergiste sympa dans la nouvelle ville.

Photos prises à Lindos/Nikia/Gialos/Lindos

Karpathos. Une île sympathique et assez grande mais qui ne vaut pas forcément les cinq heures de ferry depuis Rhodes si votre séjour est court. Son plus : des plages de sable adaptées aux familles, sur les autres îles en général c'est rochers et galets.

À faire : Visiter le village d'Olymbos dans les montagnes et acheter un souvenir aux mamies en costume traditionnel (mais qui parlent couramment anglais). Manger un gyros pita dans la rue principale de Pigadia, le port principal (le meilleur de l'île selon le gérant, après en avoir goûté pas mal je dirais même du Dodécanèse).

Photos prises à Olymbos et Nisyros dans le volcan

Symi. Avec sa baie entourée de maisons colorées, Symi est la plus sublime des îles du Dodécanèse. C'est aussi la plus chic, comme le prouvent le nombre impressionnant de voiliers et SUV des mers parqués dans le port de Gialos, sa ville principale. Les prix des restos s'en ressentent forcément.

À faire : Aller à la plage du village voisin, Pedi, et revenir à Gialos en bus pour une vue de toute la baie du sommet. Goûter les délicieux escargots à la féta de la boulangerie du port (rien à voir avec le gastéropode je vous rassure). 

Photos prises à Rhodes/Olymbos/Rhodes

Nisyros. Une petite île tranquille, bien verte, avec des plages accessibles en scooter où l'on est - miracle - seuls et un volcan dans le cratère duquel on peut descendre pour admirer les fumerolles et sentir l'oeuf pourri.

À faire : Boire une soumada (boisson à l'amande typique du coin) sur la charmante place de Nikia en caressant le chat du village. Descendre dans le volcan le soir après 18h pour éviter les cars de touristes.

Notre hôtel : le Porfyris, un voyage dans les années 80.

Photos prises à Nisyros/Rhodes/Gialos

En conclusion, le Dodécanèse est une destination peu chère, la mer est transparente, le ciel toujours bleu mais - ceci entraînant cela - toute l'Europe se déverse sur ses îles pincipales. Honnêtement - et pourtant j'ai pas mal pratiqué l'Italie en été - je n'avais jamais vu autant de touristes dans un seul endroit.

Mon conseil si vous ne pouvez pas éviter juillet-août serait de privilégier les petites îles (Symi, Nisyros) ou les îles plus difficiles d'accès (Karpathos) plus tranquilles que les grosses accessibles en avion (Rhodes, Kos). Ma préférée dans les cinq visitées : Nisyros, pour son atmosphère simple et désuète. Si vous avez des conseils ou des questions, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires.

DIY minute - Bagues d'été en pierres recyclées

dimanche 20 juillet 2014


Après le collier recyclé en bracelet, voici le bracelet recyclé en bague. Un bracelet en pierres semi-précieuses, comme celui-ci (apparemment on dit "bracelet baroque"), qu'on peut acheter pour quelques piécettes sur les marchés des vacances (je crois que le mien venait de Barcelone). Une idée de saison quoi.

Bref.

Pour ces bagues recyclées, il vous faut :

- du fil élastique transparent, en vente en magasin de loisirs créatifs, j'ai utilisé celui-ci
- une aiguille
- des perles rocaille
- des pierres semi-précieuses trouées


Enfilez plusieurs perles rocaille sur un morceau de fil (j'en ai mis une dizaine).
Ajoutez 5-6 pierres puis le même nombre de perles rocaille que précédemment (mesurez sur votre doigt pour que la bague soit à la bonne taille).
Nouez le fil et c'est réglé, ce n'est pas un DIY minute pour rien ! À ce rythme là vous pouvez en faire plusieurs, à porter à l'unité ou à plusieurs pour plus de magnificence.


À la semaine prochaine pour un petit détour par la Grèce !
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