Quand est-ce qu'on s'installe à Marseille ?

mercredi 10 septembre 2014


Je trouve que comme Paris, Marseille est une ville qu'on peut adorer et détester dans la même journée, pas de demi-mesure ! D'ailleurs, ce n'est pas forcément l'amour au premier regard, c'est sale, embouteillé, chaotique, plein de rats et de crottes de chien… C'est une ville qui s'apprivoise. Il m'a fallu plusieurs séjours pour vraiment kiffer mais ça y est, après ce week-end c'est officiel, je suis sous le charme et j'aurais presque envie de m'y installer !

Les adresses et découvertes du week-end :

- On dort toujours aussi bien à l'hôtel Saint Louis et on mange toujours aussi bien au Baron perché, un petit restau italien planqué dans le 7e.

- C'est un lieu commun mais le Mucem est vraiment une totale réussite architecturale. Par contre sa collection permanente, euh on en parle ? On y croise un pingouin, une guillotine, un morceau du mur de Berlin… un vrai fourre-tout qu'on essaie de nous faire avaler en parlant des "singularités" de la Méditerranée. Improbable ! Enfin, il parait que les expos temporaires sont très bien.


- La quincaillerie Maison Empereur est à la hauteur de sa réputation (merci aux blogs qui me l'on fait connaître au passage) : on y trouve absolument tout pour la maison, des produits de qualité à un prix raisonnable. J'aurais pu y passer des heures. Pourquoi n'a t-on pas la même chose à Paris ?

- La calanque de Sugiton est une des plus touristiques selon les Marseillais (qui ont leurs adresses mais ne les donnent pas à la première venue), alors oui il y a un peu de monde, mais c'est quand même sublime et pas trop difficile d'accès (comptez une heure à pied depuis Luminy tout de même).


- Parce qu'on peut être à Marseille et avoir envie de raviolis russes (pelmenis), le restaurant ukrainien Kortchma, près du "cours Ju", est une bonne adresse. Il propose aussi une entrée avec verre de vodka intégré !

- Explorer les ruelles des villages perchés sur les collines du quartier Vauban, avec gosses qui jouent dans les "sentes" et odeurs de barbecue entre voisins, donne beaucoup trop envie de jeter son billet de retour pour s'y installer, donc finalement je ne vous le conseille pas !

Ce ciel !
(300 jours par an selon la plaquette de l'Office de Tourisme)
(pfff)

Citron salé, citron sucré, recettes et étiquettes

jeudi 4 septembre 2014


Qui n'aime pas le citron ? C'est beau, c'est bon, c'est sain, ça nettoie les éviers, ça fait des mèches blondes dans les cheveux… mais je m'égare. Restons en cuisine.

Moi le citron je l'aime sous toutes ses formes, en jus le matin (cul sec !), en vinaigrette dans la salade, vert dans les mojitos, confit dans les tajines, en huile essentielle dans les yaourts, en zestes dans les gâteaux… Le zeste tiens, parlons-en. Parfumé, frais, acidulé, il a bien des qualités mais fini souvent à la poubelle. Ce qui est dommage, surtout si les citrons sont bio.

Je profite donc de cet article pour relancer une tendance qui a connu un petit succès dans les années 2008-2009 il me semble : les sucre et sel parfumés, en optant cette fois pour les zestes de citron (vous m'avez vu venir). C'est facile et rapide à faire, ça permet de recycler ses peaux de citrons et de parfumer salades, légumes, poissons et viandes blanches pour le sel ; yaourts, salades de fruits et thés pour le sucre.




Pour faire du sel et du sucre citronnés, il vous faut :

- 3 citrons non traités
- 50 g de fleur de sel
- 150 g de sucre
- 2 bocaux
- les étiquettes à télécharger ici

1. Zestez vos citrons avec une râpe ou un zesteur (personnellement j'adore mon zesteur, je pourrai passer ma vie à zester), ne prenez que le jaune pas le blanc qui est amer. Pendant ce temps, faites chauffer votre four à 170° pendant 20 minutes.

2. Placez vos écorces sur un plat et mettez-les 10-15 minutes dans votre four chaud éteint. Elles doivent sécher mais pas brunir.

3. Écrasez les zestes avec un pilon ou passez-les au mixeur pour en faire des petits morceaux. Si vous n'avez pas ce type d'ustensiles, coupez finement les zestes avant de les mettre au four (après c'est plus compliqué, ça saute partout, je parle d'expérience).

4. Une fois refroidis, mélangez un tiers des zestes séchés à la fleur de sel ; deux tiers au sucre, ce qui équivaut à un citron pour les 50 g de sel et deux pour les 150 g de sucre.

5. Versez chaque mélange dans son bocal.

6. Imprimez, découpez et collez les étiquettes* sur les couvercles des bocaux et voi-là.







* Leur illustration vient d'une planche botanique libre de droit, plus d'infos ici !

Stockholm pas cher

mercredi 20 août 2014


Stockholm a la réputation d'être une ville chère et on va pas se mentir, elle l'est ! 10 euros le verre de vin, oui c'est la moyenne. Mais il est bien rempli et vaut facile les deux verres à 5 euros des quartiers touristiques de Paris. Car à Stockholm – contrairement à beaucoup d'endroits touristiques en France – on paye le prix fort mais en échange on a des prestations de qualité ! Dans l'hôtel, les restos et cafés que j'ai testé lors des trois jours que j’y ai passé en juillet, tout était beau et bon, avec un service décontracté mais aux petits soins.

Donc oui c’est cher mais oui c’est bien, et en plus c’est pas trop cher si on fait un peu attention ! Voici quelques trucs que j'ai pu expérimenter lors de mon séjour.



Il existe plusieurs hostels à Stockholm dont un sur un bateau et un dans une ancienne prison mais si l'idée de partager votre chambre avec un ronfleur inconnu vous rebute, je vous conseille grandement les hôtels de la chaîne Scandic. Il y en a dans toute la ville et ils font tout au long de l’année des promos très intéressantes à dénicher sur leur site (pas sur Booking).

Grâce à une de ces offres, notre chambre nous a coûté un peu moins de 90 euros la nuit. Pour le prix d’une double sans intérêt à Paris, on a profité de prestations de luxe : un petit-déjeuner pantagruélique (un buffet chaud, un buffet charcut-fromage, un buffet pain et viennoiserie, un buffet céréales avec du lait sans lactose… je pourrais en parler pendant des heures), l'accès libre à une salle de sport et à un sauna et un grand lit avec chacun sa couette (la base).

Il y a des hôtels Scandic dans toute la ville, mais je vous conseille d’en choisir un à Sodermalm, le « Brooklyn » de Stockholm, le quartier qui m'a le plus plu. Il y en a un par exemple pas loin de la place Nytorget, un endroit vivant avec beaucoup de bars et restos. Nous étions au Scandic de Normalm et ce n'était pas idéal car ce quartier est excentré et pas très intéressant.


Si vous profitez du breakast du Scandic (OK après j’arrête avec cet hôtel) vous êtes tranquille jusqu’au goûter, un petit kannelbullar et ça repart ! Sinon, pour le lunch, les propositions des restos sont raisonnables avec des plats et salades autour de 10 euros. On trouve aussi à tous les coins de rue des kiosques vendant des hot dogs avec moutarde sucrée pour 2-3 euros, les fans des hot dogs d'Ikéa seront ravis.

Le soir, les prix montent, avec des plats qui commencent facilement à 15-20 euros. L’alcool surtout atteint des sommes indécentes et pour une Française, payer 15 euros un verre de bordeaux non non non ce n'est pas possible ! Mais en restant raisonnable sur l’alcool et le nombre de plats (prenez des boulettes, ça cale), on s’en sort pas trop mal. Et l'été, on peut facilement prévoir un pique-nique dans un parc avec saumon gravlax, pain suédois et bière a 3,5° (les alcools plus forts ne sont vendus que dans les magasins du gouvernement qui ferment tôt) et bien manger pour une dizaine d’euros.


Les meubles et objets design représentant un certain budget, quand on a un portefeuille peu garni on se contente de les admirer en vitrine. Il y a quand même quelques options moins coûteuses pour des petits objets déco comme H&M Home, les magasins iris hantverk pour de jolies choses en bois et matières naturelles et les Granit pour de la déco plus "urbaine", ambiance verre-bois-métal.

Pour les vêtements, il est plus facile de faire des affaires car outre les H&M, Monki & co à tous les coins de rue, on trouve un Emmaüs à Stockholm. Il comprend deux boutiques côte à côte, une très grande et une plus petite plus orientée vintage. Pour vous donner un ordre de prix, j’y ai acheté une jupe à 3 euros et une robe a 8.


Stadtmission est un autre charity shop situé près de la place Nytorget, au cœur du quartier bobo. J'y ai vu des clogs en bon état à 320 couronnes, ce qui est beaucoup moins que celles de la boutique Swedish Hasbeens à côté. (Mais si vous voulez des clogs pas chers, je vous conseille les "seconds" du site Lotta from Stockholm).


Stockholm est une ville étendue et tout faire en marchant peut vite s'avérer fatiguant. La plupart des hôtels proposent des vélos gratuitement mais attention, ça grimpe. Le métro est cher, donc dès que vous faites plus d'un trajet, il est intéressant de prendre une carte à charger selon le nombre de voyages. Apparemment, l'acheter et la recharger chez un marchand de journaux est moins cher qu'au guichet du métro, allez savoir pourquoi.

Pour les ferries desservant les îles, logiquement plus c'est loin plus c'est cher. La petite île de Fjäderholmarna est accessible en une petite heure pour une douzaine d’euros. Elle est évidemment très fréquentée en été et donne sur le lac et pas sur la mer (du coup l'eau est vaseuse) mais reste une bonne option pour expérimenter le farniente made in Sweden.


Un grand oui comme dirait André Manoukian ! Stockholm est une ville où il fait bon vivre. Calme, spacieuse, verte, jeune, elle m'a évoqué une sorte de Berlin chic. J'ai particulièrement aimé le quartier de Sodermalm, où l'on trouve entre autres le musée Fotografiska (qui présente la très belle expo de Saldago), le restau vegétarien Hermans avec jardin et hamac, la place Nytorget où les enfants barbotent dans la fontaine et les jardins ouvriers de Tanto, un endroit luxuriant parsemé de chalets colorés, où la notion de capitale semble vraiment très très lointaine.

Que rapporter de Grèce ?

lundi 4 août 2014

Comme j'aime bien savoir ce qu'on peut rapporter d'un pays avant d'y aller, je me suis dit que ça pouvait peut être intéresser d'autres personnes. Voici donc quelques idées d'objets et produits que l'on trouve facilement en Grèce* et qui font - à mon humble avis - d'honorables souvenirs.


Bon alors d'abord que les choses soient claires, la Grèce est LA destination pour s'acheter des sandales. On trouve des modèles en cuir corrects à partir de 20 euros dans les échoppes de souvenirs mais pour des choses un peu plus durables il faut faire un tour dans les magasins de chaussures où j'ai vu beaucoup de jolies paires à partir de 40 euros en soldes (dont une qui m'a échappée pour cause de fermeture-siesta arf).

Les sacs en cuir sont nombreux, pas toujours réussis mais j'ai repéré des petites besaces en cuir rigide sympathiques, à partir de 40 euros.

Beaucoup de produits artisanaux à petits prix semblent venir de Turquie (je suppute), comme la céramique et les nazar boncuk (merci Wikipédia), ces yeux en verre-talismans que l'on voit partout (que j'adore d'ailleurs).

Les ustensiles de cuisine et planches à découper en bois d'olivier sont étiquetés made in Greece (à partir de 15 euros) et font des cadeaux sympas. Pour ceux qui aiment les pompons et avoir les pieds au chaud on rapportera une paire de chaussons en laine (à partir de 10 euros).

Côté spécialités qui se mangent, vous avez le choix entre le miel de thym, les olives (souvent vendues sous-vide, prêtes à prendre l'avion avec vous), l'huile d'olive, l'ouzo, les herbes séchées… Pour l'huile d'olive, si vous voyagez seulement avec un bagage en cabine, vous trouverez un large choix à l'aéroport, dont la fameuse huile de Kalamata, à partir de 6-7 euros les 500 ml.

Voilà ce que j'ai repéré au milieu des magnets-ruines antiques, des tableaux reproductions de couchers de soleil à Santorin, des horloges à cariatides… Car évidemment en Grèce comme dans toute contrée hautement touristique, les kitscheries et objets improbables ne manquent pas !

* J'ai croisé ces objets sur les îles du Dodécanèse mais j'imagine qu'on les retrouve un peu partout ailleurs dans le pays.
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